Cet itinéraire commence entre le Palais Épiscopal (11) et le Palais de la Députation du Général (20). C’est à cet endroit que se trouvait à l’origine la grande mosquée de la médina.
En longeant la cathédrale (4) et sur le chemin menant au château, nous découvrirons adossée au mur une copie de la plaque commémorant la création des arsenaux de la ville dont l’original se trouve à l’intérieur de la cathédrale. Les arsenaux ont été créés au 10ème siècle, sous le règne d’Abd al-Rahman III, promoteur de grands chantiers et ouvrages publics. L’exposition permanente qui se trouve dans la cathédrale permet de découvrir un magnifique coffre arabe.
Nous pourrons contempler l’ancienne casbah au niveau du passage de Ronda, avant de rejoindre le Château de la Suda (5).
La force harmonieuse et abstraite de cette construction militaire dont on distingue nettement les lignes, avec l’utilisation de volumes géométriques purs et magnifiquement délimités, est impressionnante. L’hôtel Parador National de Tourisme possède encore une plaque tombale à la mémoire du caïd Abd al-Salam b. Abd Allah b. Basil, probablement en pierre du pays de grande qualité, qui pourrait provenir du tombeau monumental d’origine de la nécropole et qui, tout comme la plaque des arsenaux, présente une écriture coufique ornementée, typique de la période du califat.
Juste en arrivant au sommet, avant d’entrer dans l’espace intérieur qui correspondait jadis à la résidence des gouverneurs militaires ou caïds de la Taïfa de Tortosa, nous trouvons à gauche les vestiges d’une ancienne nécropole (6).
La vue est impressionnante depuis n’importe quel endroit des murailles : la ville s’étend aux pieds du château, le long du fleuve, avec au fond un superbe point de vue sur la silhouette du massif d’Els Ports.
En redescendant par le versant septentrional, et en longeant les anciens thermes du Porcar où se trouvent aujourd’hui les Jardins du Prince (7), nous arriverons là ou se dressaient le quartier juif et le quartier maure ou médina, là où se trouve aujourd’hui le quartier de Remolins. Il existait tout près d’ici la porte de l’Assoc, un toponyme d’origine arabe qui signifie marché. Des documents du 13ème siècle font état de cette porte, probablement l’une des quatre que devait posséder la médina andalouse que décrit al-Himyari. Après la reconquête chrétienne de 1148, c’est ici que fut construit le quartier maure, séparé de la ville chrétienne par la muraille qui longeait la rue de la Cortadura.